Qui est Saint François de Sales ?


François est né sujet du duc de Savoie en 1567, au château de Thorens, à quelques lieues d’Annecy, de Françoise de Sionnaz et de François de Sales, devenu seigneur de Boisy par son mariage. Exceptionnellement doué, le fils de M. De Boisy se distingue d’abord au collège de la Roche, ensuite au collège Chapuisien d’Annecy où sa vivacité d’esprit lui assure tous les succès : ses rares qualités morales s’imposent en même temps à l’estime de ses condisciples. Son père rêve donc pour François de hauts emplois dans la magistrature et décide de l’envoyer faire à Paris ses humanités. En 1591, François rentrait à la maison paternelle ayant conquis brillamment les grades de docteur en droit et en théologie. Quinze mois après, non sans avoir cruellement déçu les espérances de M. de Boisy, il renonçait à la toge de sénateur pour revêtir l’habit ecclésiastique. François n’a que 25 ans, mais il est mûr pour les tâches providentielles.

Il célèbre sa première messe le 21 décembre 1593 en l’église Saint François d’Annecy. Mgr de Granier le nomme prévôt de Genève. (Le prévôt était le 1er personnage après l’évêque). Mais François ne s’arrête pas au titre et ne refuse aucun service que le sacerdoce lui demande : il confesse, il prie, il visite les malades, mais il prêche surtout. Après la mort de Mgr de Granier, François est sacré évêque le 8 décembre 1602, neuf ans seulement après son ordination sacerdotale. A travers tout son travail, François a écrit de nombreux traités dont les deux principaux sont : l’Introduction à la vie dévote et le Traité de l’Amour de Dieu.

Mais un autre projet mûrissait dans l’esprit de l’évêque de Genève. Il méditait une règle de vie religieuse conçue tout entière pour entraîner l’âme de personnes vers un dépouillement total pour accomplir la volonté de Dieu dans une vraie et vivante dévotion à l’amour de Dieu. Mais cette vie se ferait exempte des grandes austérités qui écartaient du cloître les santés délicates ou les âmes peu portées à ce genre d’ascétisme.

La rencontre avec la baronne de Chantal fut pour saint François de Sales, le signe providentiel attendu. C’est le 6 juin 1610 qu’il conduisit solennellement Mme de Chantal et ses deux premières compagnes, Mlles Favre et de Bréchard, dans la petite maison de la Galerie où les attendait la bonne tourière Anne-Jacqueline Coste. La Visitation était fondée.

Texte écrit par S. Noëlla Pelletier, v.s.m.